30.11.10

"Deux de la vague" bientôt en salle [actualité]

Deux de la vague

Un film de Emmanuel Laurent et Antoine de Baecque

Sortie nationale le 12 janvier



"Deux de la vague est l’histoire d’une amitié, une vraie amitié, de celles qui finissent mal. 
1950. Jean-Luc Godard a vingt ans, François Truffaut deux ans de moins, ils se rencontrent par amour du cinéma. Bientôt, ils fréquentent les mêmes ciné-clubs, écrivent dans les mêmes revues, les Cahiers du cinéma et Arts. Quand le cadet devient cinéaste, avec Les Quatre Cents Coups, qui triomphent à Cannes en 1959, il aide son aîné à passer à la réalisation, lui offrant son scénario, déjà intitulé A bout de souffle
Tout au long des années 1960, ils se serrent les coudes. Entre eux, Jean-Pierre Léaud est comme un enfant aimé différemment par deux grands frères. 
Puis, il est déchiré, comme si ses parents se séparaient. C’est la politique qui divise les deux amis. Autour de 68, Godard s’engage dans la révolution et les films militants tandis que Truffaut poursuit son cinéma, le même cinéma coûte que coûte, vaille que vaille. Leur rupture est violente.

Cette amitié et cette rupture forment un roman incarné du cinéma français.
En revisitant les archives et les films des deux cinéastes, en feuilletant la presse contemporaine, Deux de la Vague fait revivre une prodigieuse décade dont l’influence allait marquer le monde entier." 

23.10.10

. Retour sur JLG à Beaubourg. [vidéo]




Retour sur Jean-Luc Godard
envoyé par centrepompidou. - Futurs lauréats du Sundance.



Vidéo de la rentre "Retour sur Jean-Luc Godard" du jeudi 30 Septembre 2010 au Centre Pompidou. 
Avec la parution récente de l'ouvrage considérable d'Antoine de Baecque, Godard biographie (Grasset 2010) ainsi que du coffret dvd des Morceaux de conversation avec Jean-Luc Godardaccompagnés de Ensemble et séparés – Sept rendez-vous avec Jean-Luc Godard (éd. Montparnasse 2010), filmés par Alain Fleischer au moment où se préparait l'exposition Voyage(s) en utopie au Centre Pompidou en 2006, à l'initiative de Dominique Païni.


Avec Dominique Païni, Alain Fleischer, Antoine de Baecque et Emilie Bickerton

5.10.10

. Godard / New York Film Critics Circle . [document]

En 1995, le New York Film Critics Circle voulait remettre le "Lifetime Achievement Award" à JLG. 
Voilà sa réponse.

Lettre publiée dans le Village Voice




Godard devrait recevoir un Oscar d'honneur le 13 novembre

"Il m'a juste dit : Ce ne sont pas les Oscars. Au début, il croyait qu'il allait faire partie de la même cérémonie, puis il a réalisé que c'était un truc séparé, en novembre. Jean-Luc n'ira pas en Amérique, il est trop vieux pour ce genre de choses. Vous feriez tout ce chemin pour un morceau de métal ?" Anne Marie Miéville au Quotidien The Australian

26.7.10

British Sounds (Dziga Vertov)

"Godard créera en 68 avec un groupe de militants maoïstes le groupe Dziga-Vertov.
Ce groupe sera composé d'un jeune militant marseillais, Jean-Henri Roger, avec qui il tournera "British Sounds" et "Pravda". Il tournera également "Vent d'Est", "Luttes en Italie", "Jusqu'à la Victoire", "Vladimir et Rosa", "Tout va Bien" et "Letter to Jane" avec Jean-Pierre Gorin, ancien journaliste et militant.
Ce groupe a existé de 1968 à 1972, et a tourné tout ses films en 16mm (à part "Tout va Bien") ; il voulait sortir du cinéma commercial et de la distribution commerciale." 


Source et suite Godard et le groupe Dziga-Vertov



British Sounds (ou See You At Mao) 1970
de Jean-Luc Godard et Jean-Henri Roger
52 minutes
Commandé et refusé par la BBC
signé a posteriori par le Groupe Dziga Vertov


















16.7.10

Lettre à Freddy Buache (Court Métrage)

1981

"Que peut-on dire de ce projet d'un film de dix à douze minutes, tournant d'un endroit nu, d'un envers, d'où tu vois le lac, si tu décides de tourner le dos à la montagne ou l'inverse.

Il y a ça qui m'intéresse, cette ligne qui va de l'eau aux nuages, comme un projet de mouvement, et puis qui stoppe sur la route, ne bouge plus ; et se met à creuser sous ses pieds et à construire en hauteur. La ville comme mouvement du désir qui se fixe. Désir de qui ?

J'imagine, et j'imaginerai avec des images, et ça fera un film qu'heureusement on ne pourra pas dire, mais seulement montrer, peut-être simplement que quelqu'un vient le matin et repart le soir, après son travail, ou qu'il vient en chercher, et qu'il parcourt l'espace de base en haut.

Ou elle. On pourrait imaginer le personnage de cet écrivain qui habitait pas loin : il s'agirait alors de filmer la Beauté sur la Terre qui viendrait faire un tour en ville.

Comment filmer la Beauté sur la Terre qui vient à la ville. Il y aurait deux façons de faire. On s'en rendrait compte après cinq à six minutes de film : elle s'arrêterait car il y a un petit groupe à la suite d'une dispute ou d'un accident, ou simplement d'un chantier (le trou qui part à l'assaut du centre de la terre, et les minces poutrelles de fer qui font pareil vers le soleil).

Et il y aurait par exemple quelqu'un en train de filmer, et ça serait par exemple Yves Yersin en train de tourner un plan (les architectes établissent un plan, les cinéastes tournent la difficulté, ils contournent le plan) de l'autre film. Peut-être. Et deux badauds vaudois discuteraient sur les deux façons de montrer les choses, de loin ou de près. Et la Beauté sur la Terre écouterait. Alors la première partie du film montrera la ville de loin, et après avoir croisé mon camarade Yersin dans l'amour de son travail, je reprendrai mon chemin pour y voir d'un peu plus près.

Bon. C'est juste une note d'intention. Ca ne fait pas une mélodie. Mais Rome ne s'est pas faite en un jour. Et Lausanne n'échappe pas à la règle.

Jean-Luc Godard"


Jean-Luc Godard - Lettre à Freddy Buache (1982) from gazelluloid on Vimeo.

8.7.10

Numéro deux (Court Métrage)

Court Métrage de Godard et Miéville de 1975